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Ras-le-bol du positivisme!

Bon, c’est dit… et ça fait un bien fou!

Quand quelqu’un nous pose la question : « Est-ce que ça va? », il n’est pas normal de se sentir obligé de répondre positivement. Il existe un petit mot de trois lettres pour exprimer une réponse négative. Vous l’avez deviné, non?

Ce petit mot est pourtant largement utilisé dans notre quotidien :

Avez-vous une carte Air Miles? Non.

Avez-vous la carte de points? Non.

Souhaiteriez-vous un Lotto 6/49 pour le tirage de ce soir? Non.

Alors, pourquoi avons-nous tant de difficulté à l’utiliser quand on parle de nos émotions?

Parce que ça nous rend vulnérables.

Parce que l’on ne veut pas déplaire.

Parce qu’il existe une foule de raisons personnelles à chacun qui expliquent pourquoi une personne préfère rester discrète sur sa situation émotionnelle. Les environnements sociaux et numériques dans lesquelles nous baignons ont façonné une image forte et positive de nous, mais parfois trompeuse. Naturellement, nous voulons présenter le meilleur de nous. Dans l’optique de performer dans une société axée sur l’urgence et l’immédiateté, il est normal de penser que s’exprimer peut révéler une faille. Une faille que l’on croyait pourtant bien enfouit sous des sourires fourbes laissant paraitre une image béate. Malgré tout, cette faille intangible dissimulée au plus profond de notre être est bel et bien réelle, car elle fait partie de nous et de notre histoire. Accepter ce mal-être et toute la négativité qui en découle est la première étape pour bien vivre avec ses émotions et s’adapter au monde tel qu’il est, et non comme nous aimerions qu’il soit.

Non, ça ne va pas et c’est ben correct!

La vie n’est pas toute noire ou toute blanche, il existe une charmante palette de gris qui peint nos émotions ambigües. Les émotions ne nous définissent pas, mais sont le résultat de notre bagage de vie. Alors, pourquoi les ignorer? Il faut les accueillir et apprendre à les contrôler et à suivre leur mouvement. Parce qu’il ne faut pas oublier que les émotions sont en constante évolution. Notre état actuel ne représente pas notre éventuel état émotionnel.

C’est à la suite du visionnement de la vidéo de What’s Really Good, qui traitait de la santé mentale au masculin, que j’ai eu envie d’écrire un texte sur ce sujet. Ne pas bien aller une fois de temps en temps, c’est normal et c’est même sain. Ce qui ne l’est pas, c’est la pression sociale face aux émotions négatives, mais aussi notre propre pression pour ne pas les laisser paraître. Comme si c’était mal…

C’est justement en préservant ce raisonnement qu’il est difficile de passer outre. En évitant de parler ou même d’accepter nos ressentis, nous nourrissons cette angoisse autour des émotions en les catégorisant comme étant bonnes ou mauvaises. Pourtant, il n’y a pas de mauvaises réponses, seulement différentes façons de composer avec elles. Apprendre à dire non n’est pas facile.

Dites « ciao » à votre culpabilité de ne pas bien aller, à votre gêne ainsi qu’à la peur du jugement et vivez simplement ce que vous avez à vivre.

Je m’appelle Laurence et parfois je ne vais pas bien.

Il m’arrive de stresser.

Il m’arrive de pleurer.

Il m’arrive de crier.

Mais aussi d’en parler.

What’s Really Good – Santé mentale au masculin https://www.youtube.com/watch?v=vqF02u5FsHk&fbclid=IwAR38VFz5SsdvfDmoEDXRHkirRXMr2V3rRGtSyTzlsPHu0rovKIA94BhBkPw

Laurence Bleau
Agente de migration Place aux jeunes Montcalm
17 janvier 2020

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