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Le salaire, une source de motivation au travail?

Est-ce que l’argent fait le bonheur? Selon diverses études, le salaire n’est pas une des principales motivations des travailleurs. En fait, la recherche nous apprend que plus de 76 % des gens continueraient de travailler, même s’il n’était pas financièrement nécessaire pour eux de le faire pour vivre. (Paulsen, 2008)

Une étude menée en 2015 par Kushlev, Dunn et Lucas démontre que sur 13 000 adultes, le seul effet bénéfique de l’argent est une diminution de la tristesse au quotidien. Bien sûr, ceux qui arrivent difficilement à joindre les deux bouts ressentent plus de stress et de tristesse quant à leur condition de vie. Le manque de ressources financières peut entrainer des conséquences négatives sur la santé psychologique des individus et, du coup, avoir un impact sur leur travail.

LA PRESSE : PHOTO PAWEL DWULIT, ARCHIVES BLOOMBERG

Cela dit, contrairement à certaines croyances, l’argent ne serait pas un déterminant de la motivation et de la performance au travail. Même que des études affirment que la motivation extrinsèque telle que l’argent occasionne moins d’engagement affectif de la part des employés et peut même entrainer une détresse psychologique. Si je cherche à avoir un bon salaire car cela me permet de répondre à mes valeurs, par exemple de donner davantage et de liberté (motivations intrinsèques), je vais être plus motivé à travailler pour gagner de l’argent, mais si mon objectif salarial est en lien avec la comparaison sociale, je risque de me créer une pression et éventuellement ne plus être heureux au travail.

Attention, je ne dis pas que l’argent n’est pas un besoin, seulement que la paye n’est pas une source de motivation quotidienne pour donner envie d’aller travailler. Une fois la routine bien installée, la rémunération pécuniaire perd de son attrait. « Les gens oublient leur salaire », affirme Michel Tremblay, professeur titulaire en ressources humaines à HEC Montréal. Bien sûr, il importe d’avoir une rémunération juste et équitable, « mais une fois que c’est fait, il faut se concentrer sur la satisfaction des besoins psychologiques », explique Jacques Forest, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM.

Je suis plutôt d’accord avec les chercheurs, car je suis moi-même une personne qui se dit ne pas travailler pour l’argent. Pour ma part, je cherche toujours un sens à mon travail, le développement professionnel et le plaisir au travail, sans négliger le temps en famille. Je pourrais sans doute trouver un emploi plus payant, et ce, rapidement dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, mais à quel prix? Ça n’a pas de prix de travailler tout près de chez-moi, de ne pas être coincée dans le trafic matin et soir, de collaborer avec une équipe de professionnels impliqués, d’être en vacances pendant la période des fêtes et de partager les valeurs de l’organisation.

Plusieurs entreprises ont compris que pour attirer et maintenir les talents, ils doivent penser en termes de rémunération globale, comprenant les avantages non pécuniaires. Des initiatives comme la journée de 6 heures (8 heures payées) dans certaines entreprises suédoises ou encore Netflix, qui donne des vacances illimitées à ses employés, démontrent que le temps est une richesse importante.

Plus près de chez-nous, l’entreprise Devolutions située à Lavaltrie, attire les « superstars » des TI en investissant dans la satisfaction de ses employés. Elle leur propose diverses activités au bureau (yoga, gym, baby-foot, cinéma, etc.), le déjeuner et les collations gratuits, les mercredis sushis, des horaires flexibles, une maison en Floride où ils peuvent aller séjourner pour travailler à distance et le remboursement de la taxe de bienvenue (instaurée par Jean Bienvenue en 1976) pour ceux souhaitant s’établir à proximité de l’entreprise. Au printemps 2017, Devolutions a proposé 5 000 $ à tout employé qui voudrait quitter la compagnie, mais personne n’a été preneur. Comme quoi il n’y a pas que l’argent qui fait le bonheur.

Vous, qu’est-ce qui vous motive à choisir un emploi et à donner le meilleur de vous-même au travail?

Cindy
11 novembre 2019

Billet inspiré de : Forest, Jacques. Équilibrer la nécessité de faire de l’argent avec le besoin d’être heureux. REVUERH.ORG, septembre-octobre 2017, Vol. 20, No. 3, p. 42-47

Sites consultés :
https://www.journaldemontreal.com/2017/11/30/yoga-et-floride-pour-garder-ses-employes
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083958/travail-salaire-motivation-condition-motivation-engagement-retention-entreprise

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