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Êtes-vous allergique à l’incertitude ?

Êtes-vous du genre à vous imaginer des scénarios dignes des plus grandes productions cinématographiques hollywoodiennes ? Des scénarios catastrophiques qui ont souvent peu de chance de se produire. Si tel est le cas, vous êtes probablement allergique à l’incertitude et cette condition vous fait vivre de l’anxiété.

Être intolérant à l’incertitude, c’est être incapable de vivre avec le 0,0000001% de chance qu’une situation négative voire catastrophique survienne. Même un évènement anodin peut générer une inquiétude disproportionnée à la situation. Par exemple, vous avez oublié de souhaiter joyeux anniversaire à votre ami. Les pensées anxieuses défilent dans votre tête et les « si » apparaissent : Et si mon ami m’en voulait, et s’il ne voulait plus jamais m’adresser la parole, et si tout mon groupe d’amis me tournait le dos…

C’est aussi être convaincu que le fait de ruminer des inquiétudes est utile pour différentes raisons. Vous pouvez penser par exemple que le fait de s’inquiéter permet de prévenir des problèmes ou de trouver des solutions, de se préparer émotivement à vivre des évènements difficiles, d’influencer les évènements de la vie (pensée magique), de croire que les inquiétudes font partie de votre personnalité, que c’est un trait de personnalité et que ce n’est pas possible de changer cela.  D’entretenir ces fausses croyances fait en sorte que vous êtes convaincus que le fait de s’inquiéter est utile lorsque c’est tout à fait le contraire. Dans la mise en situation décrite plus haut, vous pourriez penser que le fait de vous inquiéter vous permettra de vous préparer émotivement à vivre la colère et le rejet de votre ami. Dans les faits, même si cette situation survenait, le fait de vous être inquiété ne diminuera pas la peine ou le sentiment de rejet que vous allez ressentir. Ces émotions ne seront pas moins intenses et ne vous affecteront pas moins même si vous vous êtes préparé à cette éventualité en vous inquiétant avant.

Il est normal de ressentir de l’inquiétude ou d’être anxieux à différents moments dans la vie et donc, de chercher à diminuer le malaise en tentant d’identifier la nature exacte du « danger » et les moyens pour y faire face. C’est une attitude saine si elle demeure modérée. Toutefois, cela devient un problème lorsque les inquiétudes et l’anxiété prennent des proportions extrêmes au point où vous n’acceptez plus les incertitudes inévitables qui font partie de la condition humaine.

Afin de diminuer vos inquiétudes, est-ce qu’il faut selon vous augmenter votre certitude en tentant de vous rassurer par différents moyens ou bien augmenter votre tolérance à l’incertitude ? La bonne réponse est la dernière proposition. Pourquoi ? Parce qu’il n’y aura aucune situation où il sera possible d’obtenir une certitude de 100% qu’une situation X n’arrive pas. Il n’est pas possible d’avoir le contrôle sur tous les éléments d’une situation et même s’il y a 0,0000001% de chance que la situation arrive, vous savez que vous allez vous inquiéter, car vous êtes intolérant à l’incertitude. La solution alors est d’augmenter votre tolérance à l’incertitude. Comment faire :

  • En acceptant les émotions que vous ressentez et en les accueillant. Il faut éviter de les chasser, car tôt ou tard, vos émotions reviendront à la charge et vous affecteront davantage. Par exemple : « Je me sens honteux d’avoir oublié la fête de mon ami et j’ai peur qu’il puisse m’en vouloir pour cela ».
  • En changeant votre façon de penser, en vous posant la question : à quoi cela me sert de m’inquiéter ? Dressez la liste des avantages et des inconvénients de vous inquiéter. Par la suite, identifiez les croyances que vous entretenez au sujet de vos inquiétudes afin de vérifier ses bien-fondés et ainsi pouvoir les corriger. Par exemple : « Est-ce que cela m’aide vraiment de m’inquiéter, est-ce que je serai moins dévasté si mon ami me rejette en m’étant inquiété avant ? Est-ce que le fait de m’inquiéter de la situation va faire en sorte qu’elle n’arrive pas ? ».
  • Vous pourrez par la suite vous fixer de petits défis à atteindre pour arriver à modifier vos croyances. Comme par exemple : Demandez à votre ami si le fait d’avoir oublié son anniversaire modifie votre relation.

Il existe d’autres moyens pour augmenter votre tolérance à l’incertitude et ainsi diminuer votre anxiété. N’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé qui saura vous référer vers les meilleures ressources pour vous aider.

Mélanie

Source : https://tccmontreal.files.wordpress.com/2018/09/guide-de-pratique-tag-isbn-2018.pdf

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